Bulletin N° 1
Décembre 2000


ASSOCIATION CABINDAISE DE DEFENSE DES DROITS  DEL’HOMME
A.CA.D.D.HO


« L’identité Cabindaise est notre droit légitime et irrévocable, nous sommes Cabindais, depuis toujours et pour toujours, et la Communauté internationale doit nous reconnaître en tant que tels. »

             Mundu Bunga Jacques Soares
 

Rue de mangombroux , 55    4800 Verviers
Tél.0495422502
E-mail : jmundu@caramail ; acaddho@hotmail.com
 


Cabinda

- Situé en Afrique centrale entre les deux Congo et une bande côtière de 60 km sur l’Atlantique

- Protectorat portugais(Traité luso-cabindais 1883/84/85)

- Territoire reconnu par la constitution portugaise de 1933, distinct de l’Angola(colonie portugaise depuis le 15è siècle)

- Classé par l’Organisation de l’Unité africaine(OUA) en 1964 comme 39è pays africain à décoloniser

- En novembre 1975 le CABINDA est militairement occupé par l’Angola avec l’aide des armées soviéto-cubaines avec la complicité des communistes portugais.

- Le CABINDA serait le « Koweït africain »


Le peuple Cabindais sacrifié  sur le bûcher du pétrole

Déclaration universelle des droits de l’homme

      Article 3

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

  Chaque Etat a l’obligation d’assurer la sécurité et l’intégrité de ses ressortissants.
 

Le gouvernement angolais s’étant rendu compte que les cabindais ne sont pas angolais, il ne fait aucun effort pour le respect des droits fondamentaux ; les cabindais ne sont pas des ressortissants angolais ! Ce qui explique d’ailleurs l’acharnement des troupes angolaises et des mercenaires portugais sur la population de l’intérieur du pays où les civils soupçonnés de collaborer avec les combattants du FLEC /FAC  sont soumis à des sévices corporels dégradants, voire à des exécutions extrajudiciaires.

La complicité du Portugal dans le drame cabindais n’est plus à démontrer, et le peuple portugais doit savoir qu’aujourd’hui le peuple cabindais souffre à cause de l’irresponsabilité dans l’histoire, et de la cupidité des  responsables politiques portugais à qui nous réclamons un minimum de conscience, d’humanisme, et de justice.
 

Enfin, nous demandons aussi aux forces armées cabindaises d’appliquer la convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre, notamment des portugais pris en otage depuis des mois, nous souhaitons à ce que les belligérants parviennent à un accord qui permettrait la libération des prisonniers de guerre des deux camps.
 
 

      Article 25

« 1) Toute personne a droit à un  niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie  d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2) La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale. »
 
 

 La population cabindaise est menacée au niveau de la santé et de l’alimentation par la pollution de sa côte atlantique causée par les déchets des produits pétroliers libérés par l’exploitation  off-shore opérée par les multinationales, Gulf-oil, Chevron, …Les produits de pêche sont pollués tandis que les maladies de peau et respiratoires sont à déplorer.

Nous lançons un appel à ces multinationales afin que les fonds  soient engagés afin d’assainir les milieux.

La situation sociale est à plaindre, en dépit de son énorme potentiel en richesse minérale, spécialement le pétrole qui fait gagner à l’occupant plus de 2 milliards de $ par an, pour une production d’au moins 1 million de baril par jour, le peuple cabindais croupit dans la misère la plus horrible, nous en  appelons à l’UNICEF, à la FAO, et tous les organismes des nations unies concernés à  élaborer un plan d’urgence pour le Cabinda avant qu’il ne soit trop tard.
 

La situation sanitaire est aussi dramatique car l’outil médical est  presque inexistant, surtout  dans les zones libérées, enclavées entre les deux Congo qui sont alliés du gouvernement angolais ; nous en appelons aussi à la croix rouge internationale, aux médecins sans frontière et à l’Organisation Mondiale de la santé pour que les dispositions soient prises afin d’éviter que la situation tourne à l‘irréparable.

Enfin, l’éducation de la population par l’organisation d’un système scolaire est le cadet des soucis du gouvernement angolais beaucoup plus préoccupé  par le soucis du gain et de l’exploitation maximale du Cabinda, les multinationales sont aussi redevables des cabindais, car elles n’ont aucun apport social sinon le soucis du profit.
 
 

  Article 23
 

«  Toute personne a droit au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail  et à la protection au chômage ; …"
 
 

Depuis quelques temps, les multinationales : Chevron et Gulf-oil, licencient les cadres cabindais au profit des angolais pour des raisons qu’on ignore, mais nous pensons que c’est pour éviter les fuites d’information sur l’exploitation et l’appauvrissement du Cabinda  vu que le nationalisme des cadres cabindais inquiète dans les milieux pétroliers.

Nous dénonçons cette politique discriminatoire du gouvernement angolais et de ses alliés qui visent paupériser les cabindais et à faire que seuls les étrangers bénéficient de ressources  du Cabinda, ce qui est une injustice flagrante et honteuse. Alors que les cadres américains se tapent la bonne vie dans la «cité américaine » qu’ils se sont fait construire à MALONGO, et que Chevron  et Gulf-oil  contribuent à l’économie américaine, le cabindais demeure un laissé pour compte et n’a même pas droit aux miettes ; à dire que si la démocratie chantée aux Etats-Unis est le credo du monde moderne, il ne l’est que moins pour le Cabinda. Nous demandons donc aux gouvernements angolais et américain de lever les obstacles  au plein exercice par les cabindais du droit d’accès à l’emploi  et à l’égalité de traitement au travail.
 

A.CA.D.D.HO
 

Mundu Bunga Jacques Soares
Secrétaire Général
 

Mayuku Banikina Denis
Secrétaire Général adjoint



 

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