ASSOCIATION CABINDAISE DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME
A.CA.D.D.HO-ASBL
Bulletin Spécial
‘’Il n’existe pas de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre natale.’’
-Euripide, 431 av.J.-C.
Page 1 : Extrait du livre : ‘’ L’indépendance du Cabinda’’ , avis de Ganao, en droit politique, et plus particulièrement international, sur l’actuelle revendication d’indépendance du Cabinda.
Page 6 : Protestations et appel de l’ACADDHO Page7 : 800 réfugiés cabindais de Pointe-Noire rapatriés de force par l’UNHCR
PREMIERE PARTIE Examen de la situation de fait
I . LE CABINDA : SA CONSTANCE , SA SITUATION.
Le Cabinda est un territoire qui, actuellement, s’étendrait sur environ 10.000 km2 .
Ce serrait donc un petit territoire à l’échelle de l’Afrique, plus grand cependant que l’île de Fernando Po , Principe, vingt fois plus que les Seychelles (404 km2) et cinq fois plus étendu même que l’île Maurice (1856 km2) ou que l’Archipel des Comores. La Gambie a 10.369 km2.a) Ressources. Quelles sont les ressources du Cabinda ?
S’il était séparé de l’Angola, ce dernier se trouverait-il privé d’éléments indispensables à sa vie ?
Les ressources connues du sol et du sous-sol de l’Angola proprement dit, sur son immense territoire, tout comme ses richesses prévisibles sont extrêmement importantes. Les ressources propres du petit Cabinda tant sous l’aspect de l’agriculture (café, cacao, palmiste, bananes, cultures vivrières) de la pêche, de l’élevage, et aussi du sous-sol (pétrole déjà partiellement exploité, diamant, comme en Angola , phosphates, manganèse) ne seraient pas du tout indispensables à la vie de l’Angola ni à l’équilibre de son budget, mais permettraient l’existence d’une entité internationale cabindaise viable.b) Population. Quelle est-elle ? Différente, semble-t-il , de celle de l’Angola ?
La population du cabinda, comparable, numériquement, à celle des Seychelles (60.000 hab.), du Luxembourg (300.000), de la Gambie ou de la Guinée Equatoriale (250.000 hab.), serait d’environ 300.000 originaires, dont un tiers seulement résiderait sur son territoire même , et les deux autres tiers seraient établis aux environs, d’une manière plus ou moins : la République Populaire du Congo (actuelle République du Congo) et le Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo). Les cabindais sont ‘’ethniquement ‘’différents des Angolais comme l’ont fait valoir S.E. David Charles Ganao, Ministre des Affaires Etrangères de la République Populaire du Congo et S.E. Bagbeni, Ambassadeur du Zaïre en Ethiopie, à la 24ème Session du conseil des Ministres de l’O.U.A, à Addis-Abeba le 19 février 1975 (voir ses interventions).
Ces populations sont, au contraire, proches parentes de celles du Zaïre et du Congo entre lesquels le Cabinda est enclavé (voir aussi Jeune Afrique n° 739 du 7 mai 1975, page 21).
Ces Cabindais, dans la mesure , paraît-il fort considérable, où surtout les lettrés, parleraient des langues de culture, seraient environ 80% francophones et seulement pour 20% lusophones.
Cela s’exprimerait, malgré l’instruction en portugais dont la population cabindaise a fait l’objet, par la situation géographique du Cabinda qui est une enclave, relativement petite, entre deux Etats francophones.
La contiguïté immédiate de ces Etats francophones . et la parenté de leurs ethnies avec celle du Cabinda seraient à l’origine de cette différence frappante avec les populations lusophones de l’Angola.
Il y a donc, entre les populations cabindaises et angolaises, de très importantes différences qui ne faciliteraient pas (si le Cabinda était considéré comme appartenant définitivement à l’Angola ) la vie commune quotidienne, à moins d’un ‘’vouloir- vivre commun’’ avec l’Angola bien nettement affirmé au Cabinda.
b) La non- contiguïté de l’Angola et du Cabinda. Ses conséquences inévitables.
Une bande de territoire zaïrois, d’une soixantaine de kilomètres de largeur, sépare l’Angola du Cabinda. Elle doit certaines difficultés de communication entre ces deux territoires.
Ces difficultés me paraissent devoir logiquement s’accroître par le fait que la bande de territoire de la République du zaïre –qu’il s’agit de traverser constamment- présente, pour cette République une importance et intérêt stratégiques et économiques capitaux. Elle constitue, en effet , et tout à la fois , l’embouchure et le cours inférieur son seul accès à la mer, l’embouchure du fleuve Zaïre où Congo et, probablement , le lieu de passage le plus essentiel de son commerce.Il me paraîtrait , au premier abord, assez improbable que le Zaïre puisse s’accommoder d’un droit de passage continu , même pacifique, entre l’Angola et le Cabinda, s’ils formaient un seul et même Etat.
Cette situation du Zaïre rappellerait, semble-t-il , celle de la Pologne de 1919 à 1939 et de son port de Gdynia, et créerait une sorte de nouveau ‘’Corridor de Dantzig’’.
Ce terrible précédent international montre le danger que peuvent receler de telles situations. On se souvient qu’il produisit autres fois, entre l’Allemagne et la Pologne, des frictions perpétuelles qui amenèrent finalement la deuxième guerre mondiale.
Je suis conduit à douter, devant ces faits, que les populations soit du Cabinda (qui par lui même ne sera jamais dangereux pour ses voisins) soit du grand Angola , puissent désirer vraiment l’appartenance du Cabinda à l’Angola. Je serais également surpris que les Etats voisins souhaitent durablement que le Cabinda appartienne à l’Angola, puisqu’une telle situation paraît au premier abord du moins, pouvoir être rapidement explosive et grosse de développements guerriers éventuels, qui ne doivent, je pense, être par personne.
II . LA REVENDICATION D’INDEPEDANCE DU CABINDA VIS-A-VIS DU PORTUGAL ET DE L’ANGOLA. SON ANCIENNETE . DANS QUELLE MESURE LES SENTIMENTS DES POPULATIONS SONT-ILS CONNUS ?
Des revendications d’indépendance vis-à-vis du Portugal et de l’Angola se manifestent au Cabinda depuis une époque qui a suivi de très la jonction administrative du Cabinda à l’Angola prononcée par les portugais en 1956.
Nous assistons, en effet, dès 1960, à la création du mouvement de libération de l’enclave du Cabinda (MLEC). Puis, dès 1963, deux autres groupements (le comité d’action Nationale des cabindais (CAUNC) et l’Alliance du Mayombe (ALLIAMA) s’attachent au même objectif.
Ces mouvements vont sentir très vite le besoin de fusionner et, malgré les difficultés que rencontre toujours une telle fusion , elle se réalise très vite entre le 2 et 4 août t 1963. Tous les sacrifices personnels paraissent avoir été consentis afin de n’avoir qu’un mouvement réellement représentatif de l’enclave du Cabinda (FLEC) dont le leader principal est Luis Ranque Franque ; Il pourra y avoir là l’indice d’un « patriotisme cabindais » véritable. Au contraire, les mouvements de libération angolais, au nombre de 3, n’ont pas réussi à fusionner, mais seulement à s’entendre sur un très petit nombre de points, tandis que le FLEC a publié un programme d’action détaillé, aussi bien dans les domaines politiques qu’économiques , sociaux, culturels, ou de défense nationale notamment. D’ailleurs, déjà, à cette époque ,, M. Ranque Franque avait été entendu (seulement au nom du MLEC, alors seul existant) par la 4ème commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1962, (note 1 ).
Aussi, n’ai -je pas pris connaissance sans une demi surprise du texte, que l’on m’a fait tenir, un accord conclu entre les représentants de trois partis ou « Mouvements de Libération » de l’Angola, appelés FNLA, MPLA et UNITA d’une part, et des représentants du Portugal de l’autre, en date du 15 janvier 1975, dont l’article 3 stipule que le Cabinda est partie intégrante et indivisible de l’Angola », (note 2).
Note 1 : Doc. De la 17ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, 4ème commission A /C. 4/SR 1392-23.XI.1962-Original Français et Doc. A/C. : 4/RS – 1392 du 26-XI-1962 .
Note 2 : Voir le texte de cet accord.Il semble, à bien relire ce texte, que cette clause ait été introduite à la demande des angolais.
Cela pose immédiatement la question de savoir si les trois partis angolais en question peuvent être considérés comme représentatifs de l’opinion cabindaise ?
La lecture de l’Accord précité me conduit d’autant plus à exprimer un doute sur l’article 41, ce même texte comporte une disposition singulière , -et peut-être même sans exemple- selon laquelle les candidatures à l’Assemblée Constituante (dont ce texte prévoit la réunion et l’élection), seront présentées uniquement par les mouvements de libération angolais, FNLA, MPLA et UNITA, ci-dessus désignés. Ces groupements sont déclarés, par avance, seuls représentants du peuple angolais (sous-entendu et ‘’cabindais’’).
Or , selon le dossier qui est entre les mains du moins, les Mouvements de Libération angolais dont il s’agit n’auraient peut-être que peu ou pas du tout d’audience au Cabinda , dont la population et les intellectuels se seraient groupés, depuis longtemps comme on l’a vu , presque exclusivement dans d’autres Associations de libération et, qu’en tout cas , le FLEC s’affirmerait , depuis 1963, seul représentatif des populations du Cabinda et de leur volonté d’indépendance. Et cela tant vis-à-vis de l’Angola que du Portugal.
J’avais été aussi, un peu surpris de constater, cependant, que l’incorporation du Cabinda à l’Angola soit prononcée dans l’article 3 de l’Accord précité du 15 janvier 1975, en raison du fait que la constitution portugaise elle-même distinguait, dans ses énumération, le Cabinda de l’Angola(note 3)
Ces faits peuvent me surprendre. Ce sont des faits, cependant, dont il me faut tenir compte et examiner les aspects juridiques.
Autre fait, le FLEC, en de nombreuses occasions semble avoir réclamé un référendum soit organisé au Cabinda, sous l’Autorité et la garantie de l’ONU ou de l’OUA, pour déterminer si, véritablement, le Cabinda se désire indépendant, aussi bien de l’Angola que du Portugal.
Tout cela me conduit, évidemment, à me demander si les articles 3 et 41 de la convention précitée du 15 janvier 1975 correspondent bien à une interprétation très exacte et judicieuse des faits locaux et, spécialement de l’orientation de l’opinion cabindaise, puisqu’on y veut interdire aux mouvements proprement cabindais de s’exprimer.
Note 3 : voir art. 1er ,2ème de la constitution portugaise de 1933.
Il y sera d’ailleurs fait allusion de nouveau par la suite.
III. IMPRESSION AUXQUELLES CONDUIT L’EXAMEN DES FAITS PRECITES.
Le simple examen de l’ensemble des éléments de fait précités peut conduire à se demander s’il serait très sage, en fait, d’annexer à l’Angola un petit territoire susceptible de se suffire à lui même –quand, par ailleurs, ce territoire apparaît ethniquement, linguistiquement, géographiquement , distinct et que son annexion à l’Angola paraîtrait susceptible de provoquer quelque jour (peut-être prochain) des difficultés graves de voisinage entre l’Angola et l’un, au moins, des deux grands Etats voisins, surtout quand il est , en outre, fortement allégué que cette annexion serait contraire au vœu des populations cabindaises.
Il ne s’agit, sans doute, encore ici, que d’un examen des situations de fait locales, mais il me semble que je devais vous faire part des doutes sérieux, qu’il a provoqués dans mon esprit quant à la sagesse des dispositions de l’Accord angolo-portugais précité de 1975.Ces doutes viennent d’être accrus, quand j’ai pris connaissance, ces jours derniers, des interventions des représentants du Congo et du Zaïre, le 19 février, à l’OUA. Ces interventions ont étés reprises avec une particulière vigueur le 9 avril 1975, à Dar-es-Salam par son S.E Bula Mandungu Myati, Commissaire d’Etat aux Affaires Etrangères du Zaïre. Elles aussi, ces déclarations, doivent être prises en compte dans un examen de la situation de fait.
(la suite de cette publication dans le prochain bulletin)
Extrait de la constitution portugaise de 1933.
PARTIE 1
« DES GARANTIES FONDAMENTALES »TITRE 1
« DE LA NATION PORTUGAISE »Article 1er : Le territoire du Portugal est celui qu’il occupe actuellement et comprend :
1-En Europe :Le territoire continental et les Archipels de Madère et des Açores.
2-En Afrique Occidentale : Les Archipels du Cap-vert, la Guinée, Sao-Tomé et Pincipes et leurs dépendances, Saint Jean-Baptiste de Ouidah, le Cabinda et l’Angola.
3-En Afrique Orientale : Le Mozambique
4-En Asie : l’Etat de Goa(Inde), Macao et leurs dépendances respectives
5-En Océanie : Timor et ses dépendances.Activités de l’ACADDHO-asbl.
Dans le cadre de la sensibilisation de l’opinion internationale sur le drame cabindais et la violation de l’identité cabindaise, nous avons adressé des courriers respectivement à
Monsieur Antoine DUQUESNE, Ministre Belge de l’Intérieur, à Madame Mary ROBINSON, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Au Commissaire Général aux réfugiés et aux apatrides, et au Directeur Général de l’office des Etrangers (Bruxelles).
En date du 14 juillet 2001, les Secrétaires Généraux de l’ACADDHO-asbl ont rencontré Monsieur Henriques NZITA TIAGO, Président du Front de libération de l’Enclave de Cabinda (FLEC_FAC) lors de la réunion des Ressortissants cabindais de Belgique tenue à Bruxelles. Il lui a été adressé un message de fraternité et de reconnaissance pour sa lutte pour la libération du Cabinda sans oublier la détermination de l’ACADDHO de dénoncer le complot international contre le peuple cabindais. L’ACADDHO a sollicité la collaboration des hommes politiques cabindais pour que dans la recherche d’une solution définitive à ce drame qui sévit au Cabinda le respect des droits de l’homme soit la priorité.
Un encouragement particulier a été lancé aux forces armées cabindaises des territoires libérés
pour leur respect des droits fondamentaux, surtout à l’égard de la population civile, lors des opérations militaires contre l’occupant angolais et ses alliés.
Des félicitations aussi ont été adressées au Président Nzita Tiago pour la libération inconditionnelle des portugais arrêtés dans la juridiction opérationnelle des FAC démontrant ainsi à la face du monde que peuple cabindais est un peuple pacifique.Projets pour le prochain trimestre
Une collecte de matériels médicaux de base encore utilisables pour aider à parer à l’insuffisance dans les soins et santé primaire dans les territoires occupés où les populations sont abandonnées à leur propre sort par tous, Organismes internationaux humanitaires, y compris, qui sont tournés vers l’objectif des projecteurs de la presse internationale vouée aux intérêts capitalistes plutôt qu’à l’humanitaire.Prise de contact avec les organismes pouvant octroyer des bourses d’études aux jeunes cabindais pour briser la politique du gouvernement angolais qui vise l’abrutissement des cabindais pour les assujettir et les abrutir et ainsi noyer leurs revendications pour l’autodétermination de leur pays, le CABINDA.
La déclaration universelle des droits de l’homme, en son article 26, stipule : « Tout homme a droit à l’éducation ».APPELS
Nous lançons ainsi un appel pressant aux hommes et femmes de bonne volonté qui pensent tant soit peu être utiles la réalisation de ces projets qui pourront assurer un avenir certains aux enfants cabindais qui seront appelés à gérer leur pays, le CABINDA libre et indépendant.
Voici les coordonnées de l’ACADDHO:Association cabindaise de défense des droits de l’homme –asbl.
Rue de Mangombroux, 55 - 4800 Verviers – Belgique
E –mail : acaddho@hotmail.com
TEL: 087 /44 8950 et GSM : 0495/422502 ( à partir de 18h30)PROTESTATIONS
L’ACADDHO exprime ses vives protestations contre l’accueil du sanguinaire José Edouardo Dos Santos, Président de l’Angola, par les Autorités Belges.
Nous ne comprenons pas que la Belgique, pays de droits de l’homme, puisse avoir une telle attitude, quelle différence y a-t-il entre Dos Santos et les Genocidaires ruandais ?
800 réfugiés cabindais rapatriés de force au cabinda par l’UNHCR
Au nom de l’Association cabindaise de Défense des Droits de l’Homme, le Secrétaire Général , monsieur Mundu B. Jacques a adressé une lettre de protestation à monsieur Ruud LUBBERS, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés suite au retour forcé des réfugiés cabindais organisé par l’UNHCR.
En effet, les cabindais qui ont trouvé asile au Congo-Brazza, à Pointe-Noire, se sont vu intimé l’ordre de quitter les camps où ils vivaient depuis plusieurs années. Il a été remis à chaque famille un équivalent de 50$us avant de les transférer à Cacongo en date du 3 août dernier, ils ont été livrés aux autorités angolaises qui depuis toujours mènent une politique de liquidation systématique des cabindais qui posent une résistance à l’occupation angolaise et alliés.
Depuis plusieurs années, les associations de défense des droits de l’homme dénoncent les violations flagrantes des droits fondamentaux sur les cabindais, déplorent les arrestations arbitraires, condamnent les exécutions extrajudiciaires, mais il est étonnant voire à plaindre que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qui est sensé apporter protection et aide à ces derniers s’inscrive dans la logique du génocide lent orchestré par les autorités angolaises et leurs alliés occidentaux du monde du pétrole.
L’UNHCR a failli à sa mission, c’est ainsi que nous prenons à témoin la communauté internationale dont les médias ont tourné le dos au peuple cabindais pour des raisons évidentes de commodité avec le néocolonialisme, car il est étonnant que plus de 800 personnes soient rapatriées contre leur gré, comme du bétail livré au boucher, sans que cela fasse objet d’attention auprès de la presse internationale.Citoyens du monde, un peuple se meurt, et votre indifférence coupable contribue à son extermination, votre silence joue en faveur de se bourreaux, brisez-les avant que la limite de l’horreur et de l’irréparable n’arrive, le peuple cabindais a droit à la vie, au droit légitime de tout peuple, celui de décider de son avenir, de s’autodéterminer.
Soutenir la publication de nos bulletins gratuits, c’est contribuer à la Défense des Droits de l’Homme au Cabinda.
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